Après le scandale comptable de la filiale Italienne de BT, la chute de la valeur de l’action à la bourse de Londres, la baisse des prévisions de résultats pour 2017 / 2018 qui induisent une détérioration des activités de la société et une frilosité des investisseurs sur le long terme, ces nouvelles inquiétantes ne présagent pas d’un avenir radieux pour les affaires du groupe.

Nous sommes bien sûr inquiets de l’immensité des sommes en jeu avec plus de 600 M€ de dépréciation. Nous sommes surtout inquiets que ces sommes folles rejaillissent sur les salariés de l’entreprise BT en France. Nous surveillons la suite de cette affaire autant étonnante qu’inquiétante qui a pu avoir lieu malgré les garde-fous dont nous entendons souvent parler qui normalement sécurisent la société et ses finances. Peut-être pourrions-nous nous interroger sur le fait étonnant qu’à un certain niveau de l’entreprise la confiance soit de mise et que le contrôle ne le soit plus, systématiquement ?

A notre niveau, en France, dans notre travail de tous les jours, c’est avec un étonnement particulier que nous avons appris que plusieurs salariés de l’entreprise s’étaient vu refuser, du jour au lendemain, les indemnités kilométriques auxquelles ils avaient droit pour réaliser les missions en clientèle au prétexte que dorénavant la règle était à la réduction des coûts, au respect de la « charte écologique » et qu’à ce titre, les transports en commun étaient favorisés… Etonnante décision qui ne semble toutefois pas toucher toutes les catégories de personnel utilisant l’automobile comme moyen de locomotion. Nous nous interrogeons d’ores et déjà sur les profils de salariés pour lesquels ces frais kilométriques ne seraient plus appliqués et les raisons qui seraient invoquées... Nous nous interrogeons déjà sur le fait que l’application soudaine de ces mesures restrictives, en prétextant la réduction de couts, ou à l’occasion la charte écologique, pénalisent les salariés d’une part en réduisant la manière de se déplacer pour pouvoir se rendre de la façon la plus pratique et la plus rapide sur les lieux de leurs missions, mais d’autre part sur les risques psychosociaux engendrés par cette modification soudaine !

Concernant la mutuelle nous ne vous en dirons pas d’avantage puisque déjà des communications syndicales nous inondent de flashes sommaires, d’informations contradictoires glanées, ici ou là, issues de réunion avec la direction. Cette dernière s’est donc empressée de nous faire parvenir une communication que vous avez certainement lu. Cependant, la noémisation (le lien entre l’Assurance Maladie et notre mutuelle Vivinter /Generali) n’est pas réactivée pour tous les conjoints. Seuls ceux qui en font la demande seront entendus ! Ceci pour que les conjoints qui travaillent passent par leur mutuelle... C’est d’ailleurs ce que la Direction a réaffirmé officiellement lors du point à l’ordre du jour de la dernière réunion de CE IDF de ce vendredi 24 février dernier. Les représentants UNSA au CE ne peuvent approuvés ces méthodes qui sous couvert de « dépenses responsables » et du contrat du même adjectif, synonymes d’économie pour la direction mettent par ces termes la santé des conjoints en danger tout en augmentant la part salariale de notre mutuelle !

Vous avez été nombreux à protester contre ces décisions, nous avons soutenus les exemples remontés. Cependant la Direction ne semble voir que la partie économique… Et de ce point de vue ne semble pas ou peu considérer par exemple, les conjoints ne bénéficiant pas de mutuelle, les frais de santé en suspens, les actes non remboursés ou même l’avance sur les frais de santé engendrés par cette « dé-noémisation sauvage… ».

Une réunion officielle aura lieu dans le courant de ce mois avec les organisations signataires de l’accord mutuelle (ou santé prévoyance) et la direction. L’UNSA n’est pas signataire de cet accord et ne pourra donc pas participer à cette réunion. Malgré cela, nous nous ferons le porte-parole des salariés et de leurs difficultés auprès de BT !

Pour ce qui est du projet de modification de la rémunération variable présenté en CE il y a quelques semaines, la Direction a demandé aux élus de rendre un avis lors de la dernière réunion de CE, ce vendredi 24 février dernier. Ce projet vise à partir du 1er Avril 2017, sur la base d’un avenant signé au contrat de travail, à intégrer, d’une part la partie de rémunération variable inférieure à 10 % dans le salaire fixe des salariés disposant d’une telle rémunération, d’autre part à modifier les autres niveaux de rémunération variable. Tout ceci dans le but d’harmoniser et de simplifier les traitements en paie selon les dires de la direction. Cependant d’après les débats, nous constatons que les salariés qui n’auraient pas atteint leurs objectifs en 2016, seraient amputés du montant équivalent à celui qu’ils auraient dû atteindre en 2017. Nous savons d’ores et déjà que l’an passé plusieurs salariés avaient atteints leurs objectifs à 100 % et avaient malgré tout été pénalisés pour des raisons bien discutables.

Avec ce nouveau projet, la Direction semble encore faire une bonne opération financière, le but étant malgré ses dires que tous les salariés concernés basculent sur ce nouveau modèle de rémunération. C’est pourquoi l’UNSA a demandé que les salariés concernés, désireux de basculer dans ce nouveau mode de rémunération, voient le montant de part variable converti à 100 %. Le montant de la rémunération variable serait alors ajouté à ce montant fixe ! Nous pensons que cette clause simplifierait les calculs et que l’adhésion des salariés serait sans doute moins compliquée. Pour la Direction cette option n’est pas envisageable. Nous voyons bien que la simplification du processus de rémunération n’est encore qu’un prétexte… Cependant, les salariés ont encore le choix de ne pas basculer sur ce nouveau mode de rémunération ! Les élus présents ont rendu un avis réservé avec entre autre la demande décrite ci-dessus.

En ce début Mars, nous espérons que l’arrivée à son terme de l’année fiscale 2016 (fin mars) redonne une lueur d’espoir pour l’année 2017 sur les sujets qui nous concernent tous comme la négociation salariale, la formation des salariés, la valorisation des emplois et des carrières, le regain d’activité économique et l’augmentation de notre pouvoir d’achat...

Tous ces sujets qui n’ont pas ou peu été mis en avant l’an dernier sont peut-être la raison de la fuite de nombreux salariés pour d’autres cieux plus cléments…

L’UNSA s’enquiert avec intérêt des conditions de travail de l’ensemble des salariés restants de BT Services qu’ils se trouvent en clientèle ou sur les sites BT. Vous pouvez devenir des donneurs d’alerte à tout moment en nous faisant part de vos difficultés au travail !

Si l’envie vous animait vous pouvez également nous rejoindre pour légitimement faire valoir vos droits et ceux de vos collègues de travail. Nous accueillons, d’ailleurs notre camarade Dositéo Diaz qui, depuis plusieurs années, sous une autre étiquette syndicale a beaucoup œuvré dans les instances comme les DP, le CHSCT et le CE pour défendre les salariés et leurs intérêts dans des situations parfois difficiles.

N’hésitez plus, vous aussi rejoignez-nous et ensemble montrons que nous ne sommes pas en accord avec ce que vous fait subir BT Services en matière d’organisation du travail, de rémunération et de stabilité d’emploi et l’UNSA y veille activement!

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